Calculer et lire son IMC

L'indice de masse corporelle est le poids d'une personne en kilogrammes divisé par le carré de sa taille en mètres. C'est un outil de dépistage employé en santé publique. Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical.

Le calcul

La formule est la même pour les adultes et pour les enfants.

En unités métriques : poids en kilogrammes divisé par le carré de la taille en mètres. Pour une personne de 68 kilogrammes mesurant 1,65 mètre, le calcul donne 68 divisé par 1,65 au carré, soit environ 24,98.

En unités anglo-saxonnes, la formule intègre un facteur de conversion, ce qui explique les différences d'écriture entre publications.

Le résultat s'exprime en kilogrammes par mètre carré, et il est d'usage de l'arrondir à une décimale.

Les catégories chez l'adulte

L'Organisation mondiale de la santé retient, pour l'adulte de 18 ans et plus, les seuils suivants.

En dessous de 18,5 : insuffisance pondérale.

De 18,5 à 24,9 : corpulence normale.

De 25 à 29,9 : surpoids.

À partir de 30 : obésité, elle-même subdivisée en trois classes.

Ces seuils sont des repères statistiques établis à l'échelle des populations. Ils décrivent une association entre corpulence et risque de certaines maladies, et non l'état de santé d'une personne donnée.

Chez l'enfant et l'adolescent

La lecture est entièrement différente, et c'est une erreur fréquente que de l'ignorer.

La corpulence varie naturellement et fortement avec l'âge pendant la croissance. L'IMC d'un enfant ne se compare donc pas aux seuils adultes mais se reporte sur une courbe de corpulence, en fonction de l'âge et du sexe.

Ces courbes figurent dans le carnet de santé, et leur interprétation relève du médecin ou du pédiatre, qui suit l'évolution dans le temps bien plus que la valeur isolée.

Ce que l'IMC mesure, et ne mesure pas

L'IMC ne mesure pas directement la masse grasse. Il présente avec elle une corrélation modérée à l'échelle d'une population, et il est corrélé à plusieurs paramètres métaboliques.

C'est un outil de dépistage : il ne diagnostique ni un excès de masse grasse ni un problème de santé. Une évaluation complète peut associer d'autres mesures (tour de taille, composition corporelle, bilan biologique), ainsi qu'un examen des habitudes alimentaires, de l'activité physique et des antécédents familiaux.

Le tour de taille

Il complète utilement l'IMC, parce qu'il renseigne sur la répartition de la masse grasse, l'excès de graisse abdominale étant davantage associé aux risques cardiovasculaires et métaboliques que la masse grasse totale.

Il se mesure debout, à mi-distance entre la dernière côte et le haut de la crête iliaque, en fin d'expiration normale, avec un mètre ruban horizontal et non serré.

Les seuils employés en pratique clinique diffèrent selon le sexe et selon les populations, et leur interprétation appartient au professionnel de santé.

Ce qu'il faut en faire

Un IMC hors des repères n'appelle ni panique ni régime improvisé. Il appelle, si l'on s'interroge, une conversation avec un médecin, qui replacera le chiffre dans un ensemble : évolution du poids dans le temps, alimentation, sommeil, activité, traitements en cours, état biologique.

Les approches restrictives entreprises seules produisent, dans la majorité des travaux disponibles, une reprise de poids à moyen terme, et elles peuvent favoriser un rapport dégradé à l'alimentation. Un accompagnement par un professionnel (médecin, diététicien) donne de meilleurs résultats et évite ce risque.

Si le rapport au poids, au corps ou à l'alimentation devient source de souffrance ou de préoccupation envahissante, il est utile d'en parler : le médecin traitant est un premier interlocuteur, et des dispositifs d'écoute spécialisés existent.

Adresses utiles

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